Les entreprises ont longtemps été seulement préoccupées à dégager des
bénéfices purement financiers. C'est seulement récemment que le
développement durable est devenu un enjeu à la mode dans le monde des
entreprises. Aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, les firmes
multinationales (dont les opérations s’étendent à plus d’un pays) de même
que les entreprises locales, ne peuvent plus procéder à des pratiques
contraires à l'éthique ou à des activités nuisibles comme la pollution de
l’environnement, sans conduire à un jugement défavorable de la part des
individus.
Alors que l'attention portée par les médias sur le sujet est de plus en
plus vive, que les pressions des organisations non gouvernementales sont
plus coordonnées, que le partage et la diffusion de l’information
s’intensifient au niveau mondial, on observe une demande toujours plus
forte de la part de la société civile, des consommateurs, des
gouvernements et autres pour que les entreprises se mettent à développer
des pratiques commerciales responsables. En outre, afin d'attirer et de
retenir leurs employés et leurs clients, les entreprises commencent à
comprendre l'importance de l'éthique dans le cadre de leurs activités et
opérations quotidiennes. La réponse des entreprises a souvent résulté en
l'adoption d'une "nouvelle prise de conscience", un mouvement connu sous
le nom de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) depuis les
années 1970.
Comme l'indique le Département du Commerce et l'Industrie au Royaume-Uni,
la RSE représente "l'intégrité avec laquelle une entreprise se régit
elle-même, remplit sa mission, vit selon des valeurs éthiques, s'engage
avec ses parties prenantes, mesure son impact et rend des comptes sur ses
activités".
Bien que la plupart des gens apprécient les récentes avancées en matière
de RSE, certains estiment que les entreprises n’en font toujours pas assez
ou n’agissent que dans leurs propres intérêts. Les détracteurs en effet
critiquent le fait que les compagnies multinationales vont agir
éthiquement dans les pays déjà fortement réglementés, tels qu’en Amérique
du Nord, alors qu’en parallèle, elles vont à l’inverse opérer de toute
autre manière dans les régions du monde où elles ont davantage de marge de
manœuvre (à travers l’exploitation d’une main-d'œuvre à bas prix, le
travail des enfants ou le travail forcé à titre d’exemple). Par ailleurs,
bien que les acteurs privés soient poussés à développer de bonnes
politiques en matière de RSE afin de préserver leur réputation, les
parties prenantes telles que les actionnaires, employés ou clients
s’attendent aussi à ce que les entreprises maximisent leurs profits
purement financiers. Par conséquent, les gens estiment que les entreprises
ne fournissent pas une quantité suffisante de ressources pour réaliser les
promesses affichées dans leurs politiques en matière de RSE.
Quoiqu’il en soit, on s’attend maintenant à ce que les compagnies
produisent des résultats effectifs dans des domaines extra-financiers tels
que les droits humains, l’éthique des affaires (comme des procédures
contre la corruption), les politiques environnementales, les donations et
autres œuvres de charité, le développement communautaire, la gouvernance
de l’entreprise et les conditions de travail. Parmi des exemples de RSE,
on peut citer des conditions de travail sécuritaires pour les employés,
une gestion environnementale stricte, et des contributions bénéficiant aux
associations communautaires ou aux œuvres de bienfaisance.
Le principal problème est que les compagnies qui se disent socialement
responsables ne sont souvent pas fidèles à leurs engagements. Tandis que
la RSE se banalise de plus au plus au sein des entreprises, il est
préoccupant de savoir que certaines compagnies parfois souhaitent redorer
leur blason bien qu’elles n’aient pas de vraie stratégie en ce domaine, ou
bien que leurs politiques ne se traduisent pas par des actions concrètes.
Rendre compte et faire preuve de transparence, voilà la clé d’une conduite
éthiquement responsable.
(
wiki)