SANTÉ & BIEN-ÊTRE VIH/SIDA
« Lorsque l’histoire du temps présent sera écrite, se souviendra-t-on de notre génération comme celle qui tourné le dos face une crise d’ampleur mondiale, ou bien comme celle qui a su agir adéquatement? » - Traduction libre d’une citation de Nelson Mandela Face aux conséquences du VIH/SIDA, un espoir nouveau est né, notamment à travers le leadership des jeunes du monde entier. Bien que cette crise ait fait des ravages touchant toutes les populations du monde depuis ces dernières 20 années, les efforts consacrés jusqu’alors pour combattre la maladie grâce à une prise de conscience et une gestion responsable, ont eu des retombées majeures.
Qu’est-ce que le VIH/SIDA ?
L’acronyme VIH désigne Virus de l’Immunodéficience Humaine. Le virus se transmet d’une personne à une autre quand le sang, le sperme, les fluides vaginaux ou le lait maternel d’une personne qui a contracté le VIH, entre en contact avec le flux sanguin d’une personne (à travers la bouche, la gorge, ou encore des blessures de la peau par exemple). Une infection par le virus peut survenir au cours de rapports sexuels non protégés, mais elle peut aussi être véhiculée par une mère porteuse du VIH/SIDA et transmise à son enfant pendant la gestation ou après la naissance, ou bien durant des transfusions sanguines effectuées de façon négligente, ou encore l’échange de seringues usagées. Une fois qu’ une personne infectée par le virus, il faut parfois plus de 8 à 10 pour que le Virus de l’Immunodéficience Humaine se déclare et produise son principal effet qu’est l’amenuisement des défenses immunitaires du corps, provoquant un Syndrome de l’ImmunoDéficience Acquise (ou SIDA, pour faire plus court.) Bien que des scientifiques, à travers le monde, aient poursuivi intensivement des recherches visant à produire un remède ou un vaccin contre le VIH, aucun des deux n’est encore disponible pour le moment.
Quelles sont les populations affectées?
Selon le programme des Nations Unies, l’ ONUSIDA, dont le but est de coordonner l'action des différentes agences spécialisées de l'ONU pour lutter contre la pandémie du VIH/SIDA (www.unaids.org, en anglais), près de 40 millions de personnes dans le monde vivent avec le virus; parmi ces dernières, 10 millions sont des jeunes d’une tranche d’âge inférieure à 25 ans, tandis que 2.5 millions sont des enfants. L’ONUSIDA a calculé que le taux d’infection est le plus élevé parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes qui représentent 35% de nouveaux cas d’infections, le plus souvent en Afrique sub-saharienne où aujourd’hui même, 6.2 millions de jeunes vivent avec le VIH/SIDA et 2.2 millions en Asie.
Comment le VIH/SIDA a-t-il atteint la population des jeunes?
Son effet le plus dévastateur chez les jeunes, après la dissémination du virus dans toutes les régions du monde, est l’augmentation alarmante du nombre d’enfants et jeunes orphelins du SIDA. Les Nations Unies estiment que 15 millions d’enfants et de jeunes sont devenus orphelins, par suite d’un décès d’un ou de deux parents ayant contracté le virus du SIDA (http://www.un.org/esa/socdev/unyin/french/index.html).
Le nouveau visage du VIH/SIDA
Les nouvelles actions menées dans la lutte contre SIDA ont sans équivoque été appuyées par un leadership au niveau mondial et plus encore par l’action des jeunes et de l’éducation. En 1997, l’Ouganda a été considéré comme véritable modèle pour la mise au point efficace de programmes de santé, de sensibilisation et d’éducation des jeunes ougandais, à travers les associations étudiantes dans les écoles, les performances théâtrales, le développement de l’autonomie chez les jeunes femmes par la formation, le conseil, et les politiques de santé publiques face au VIH/SIDA. Peu après, des programmes similaires on été mis en place aux Etats-Unis et en Ukraine afin de cibler en particulier les jeunes marginalisés ou des quartiers défavorisés des grandes villes, par des activités de sensibilisation sur le VIH et des programmes de développement de défense des droits.
De jeunes leaders élèvent leur voix sur le VIH/SIDA dans le monde entier, et diffusent un puissant message aux autres jeunes afin que les choses changent et pour soulager leurs maux. Par exemple des associations telles que “Young Women of Color Leadership Council” s’efforcent sans répit à éduquer les jeunes de couleur les plus à risques sur des questions de prévention et appuient le développement des capacités de leadership dans leurs communautés ; « La vision des Jeunes » (http://www.unesco.org/csi/YV/index-fr.html) cherche à encourager et à fournir un soutien aux jeunes leaders originaires de petits états insulaires dans différentes régions du monde, afin qu’ils puissent proposer et réaliser des projets qui permettront à d’autres jeunes de mieux vivre avec le VIH/SIDA et de comprendre ses enjeux ; et une campagne de sensibilisation en milieu rural au Cameroun met au défi les jeunes pour qu’ils puissent en apprendre davantage sur des pratiques sexuelles saines, la prévention et la transmission, le dépistage et le traitement, en plus de cibler tout particulièrement les jeunes hommes et femmes ; cette campagne vise aussi à engager les parents et les enfants dans des programmes éducatifs.
La stigmatisation
D’autres facteurs contribuent à la propagation du VIH/SIDA tout en marginalisent davantage les personnes porteuses du virus. Parmi ces facteurs, on peut citer l’extrême pauvreté, le chômage, l’inadéquation des soins médicaux, et les activités sexuelles à risque. En revanche, à ceci s’ajoute un facteur qui souvent passe inaperçu : la stigmatisation associée aux personnes vivant avec le VIH/SIDA et qui se sont ouvertement révélées comme porteuses du virus. La stigmatisation peut avoir des conséquences comme l’isolement, des agressions physiques ou verbales, et même la mort prématurée des victimes du SIDA. La stigmatisation est un phénomène que l’on peut prévenir, mais cela implique que les organisations locales et les communautés collaborent pour dissiper les peurs, les appréhensions et la dramatisation des problèmes associés au VIH/SIDA, lors des campagnes de prévention.
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